• Comment peut-on éditer ainsi !

    Tempêtes solaires  de Ludovic Spinosa (Éditions Persée); 228 pages

    Comment peut-on éditer ainsi  !

    Merci à livraddict et aux éditions Persée de m’avoir permis de  découvrir ce roman.

    Avec cette chronique me voici dans une situation délicate : tenter d’écrire mon ressenti  sur un roman qui pour moi n’aurait jamais dû être édité en l’état. Loin de moi l’idée de démonter un auteur, je vais donc rester principalement factuelle, et ce d’autant plus que je n’ai pas pu le terminer, tellement j’ai été  agacée par ce que je voyais !

    Les 75 pages que j’ai lues sont bourrées d’erreurs de typographie : retours à la lignes sauvages en milieu de phrase, ponctuation mal placée avec des virgules au kilomètre, majuscules manquantes, signes remplaçant la ponctuation .

    Pire, les fautes d’orthographe et de grammaire se comptent par dizaines, parfois 3,4, 5 par page. A tel point qu’il m’a été très vite totalement impossible de rester concentrée sur le récit, et que j’ai fini par ne plus voir que cela : les pluriels non respectés, les verbes mal conjugués, les accents oubliés, …

    Beaucoup de maladresses aussi : phrases sans sujets, verbes mal accordés,  temps qui se mélangent, compléments à rallonges et verbes mal accordés qui rendent certaines phrases, voire des  paragraphes, limite incompréhensibles.

    Exemple page 64 (je respecte scrupuleusement ce que je lis) :« Cette vague de feu, n'est maintenant plus qu'à vingt mètres du camion-poubelle, Flavio sent déjà
                      la rage de ne rien pouvoir faire, monter en lui, et de voir la scène sous ses yeux de ses amis se faire descendre
    . » 

    Coté vocabulaire, là aussi cela pêche franchement par moment, avec des mots ou des expressions mal choisis de mon point de vue . Exemple page 62  « C'est quand Riley reçoit un grand coup de coude à l'arcade, faisant gicler une grande salve de sang, qu'il décide de se mettre plus à l'abri » . J’ignorais qu’on parlait de « salve » de sang….

    Des exemples similaires, je pourrais vous en citer à la pelle ! comment une maison d’édition peut-elle laisser passer des défauts aussi grossiers ? Car on ne parle ni de style d’écriture, ni de récit, ni de tempo, mais bien de simple respect de la langue française. Et derrière, de respect pour l’auteur (qui a produit un travail qui lui a demandé du temps, et qui aurait mérité relecture et retravail), et pour les lecteurs ; en tout cas pour ceux tels que moi qui estiment qu’un éditeur à son rôle à jouer : conseils, corrections, qualité du « produit » livre.

    Bref, je ne vous recommande absolument pas ce roman, en tout cas pas tant qu’un vrai travail de relecture et corrections n’aura pas été mené de façon sérieuse.

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