• déçue par ce roman ...

    Maman a tort   de Michel Bussi (Éditions Presses de la cité) ; 512 pages

     

    Je n’avais jusqu’ici jamais lu un seul des livres de Michel Bussi (oui je sais j’entends déjà des voix qui s’élèvent « mais comment, toi qui est fan de policiers, polars et autres thrillers tu oses être passée à côté de Bussi » …et bien oui …), et le voyant disponible à la médiathèque, j’ai sauté sur l’occasion de découvrir son dernier roman. Mais autant vous le dire, j’ai été déçue, très déçue. Je me suis en effet très vite ennuyée.

    Le style d’écriture est simple, certes agréable car facile et rapide à lire, mais il manque, à mon goût, nettement de finesse et de subtilité avec un vocabulaire que j’ai trouvé souvent redondant.

    Le récit lui m’a posé de nombreux soucis et dès les premières pages :  pas une seconde je n’ai pu croire  que des flics surchargés sacrifient  une bonne partie de leur temps et de leur énergie pour prendre en charge cette histoire d’enfant de 3 / 4 ans qui explique à son psy que sa maman n’est pas sa maman, surtout quand ils  sont à la recherche d’une bande de braqueurs violents et d’un tueur sans scrupule. Et jusqu’à la fin tout est du même acabit, même si pour ne pas spoiler je ne donnerai pas d’exemple.

    Mais le pire ce sont les personnages, qui m’ont parus stéréotypés au possible, qu’il s’agisse des policiers comme de ceux qu’ils recherchent ! La commandante obnubilée par un seul sujet : se trouver un mâle un vrai, qui pourra lui faire un enfant ; le beau flic viril et doué qui fait fantasmer toutes les femmes parce que en plus c’est un papa modèle ; le méchant tellement méchant, tueur sans cœur de flics, de femmes, d’enfants (de chiens et de chatons aussi ??) ; le psychologue  scolaire beau et intelligent et sensible qui défend cet enfant et le croit contre tous les avis … La place des personnages féminins m’a particulièrement hérissée, car toutes réduites à un seul rôle, celui de mère : les vraies, les fausses et celles qui rêvent de l’être, elles ne sont que cela et rien d’autre tout au long du livre, et franchement au bout d’une centaine de pages je n’en pouvais plus ! D’ ailleurs pour les hommes ce n’est guère mieux finalement : tous des géniteurs, des violeurs ou de lâches séducteurs en puissance. 

    Alors oui je sais, certains diront que nous sommes dans la version adulte d’un conte, avec l’ogresse, l’homme au dragon (ben oui le dragon c’est la moto …), le chevalier, etc etc, et que le premier principe des contes c’est d’être simple, voire stéréotypé,  et de poser des postulats pas forcément crédibles. Mais tout de même, ce conte là manque singulièrement de saveur  et de complexité pour me plaire.

    Bon vous l’avez compris,  je n’ai pas accroché du tout à ce roman, ce qui n’est bien sûr que mon simple avis ! Et comme je n’aime pas rester sur une première déception, je tenterai de lire autre chose de cet auteur, histoire de me construire  un avis plus précis.

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