• Fade, bien fade enfer...

     

    L’enfer de Church Street de Jack Hinkson (éditions Gallmeister)  ; 236 pages

    fade, bien fade enfer...

     

    J’ai lu ce roman après un livre qui fut un coup de cœur pour moi …

     

    Peut-être est-ce la raison qui fait que je l’ai trouvé bien fade. Mais peut-être pas ….

     

    Les premiers chapitres sont plutôt bien faits, ils font monter une certaine tension car on sent le personnage principal malsain, caché derrière une fausse naïveté, une fausse délicatesse, un faux intérêt pour les autres. Et on attend le changement de ton, la petite goutte d’eau, le dérapage qui feront sauter le masque.

     

    Il finit bien par sauter, ce masque, mais finalement sans surprise, sans réel coup de théâtre, tellement on s’y attendait, tellement c’était téléphoné. Oui c’est noir, oui c’est violent, oui c’est soudain, mais …sans aucune surprise dans le fond. J’ai l’impression de me retrouver dans une pâle copie écrite de « Fargo », ce film génial des frères Cohen (que je vous conseille vivement si vous ne l’avez jamais vu !) : un « héro » qui se croit intelligent mais qui se laisse embarquer dans une histoire qui dégénère jusqu’à la folie ; qui se croit discret mais que tout le monde ou presque arrive à déchiffrer sans beaucoup de peine ; qui se croit bon dans le fond mais qui commet le pire pour obtenir ce dont il rêve.

     

    Quant à l’idée de départ (un homme braqué par une petite frappe, et qui se révèle être en fait bien plus noir qu’elle), elle me semble tomber à plat, ou en tout cas ne pas aller jusqu’à son terme.

     

    Bref, ce roman ne m’a pas fait ressentir grand-chose en fait, ni réelle surprise, ni réel frisson, ni réel intérêt pour ses personnages.

     

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