• Mi figue mi raisin

    L’honneur du samouraï, de David Kirk (éditions Albin Michel), 528 pages

     

    Ma note perso :  3/5 ^^

    Ambiance : bad

    Pour : les amateurs de combats, du Japon, des romans historiques

     

    Autant vous le dire de suite : je ne suis pas particulièrement attirée par la culture japonaise, que je connais donc très mal ; ma curiosité naturelle et mon souhait de dépasser (un peu) mes a priori m’ont toutefois donné envie de répondre à la proposition de Babelio  et des Editions Albin Michel : recevoir et lire ce roman. Je tiens d’ailleurs à les en remercier vivement !

    Ici il est question de Musashi Miyamoto, jeune  samouraï du XVIIème siècle, qui au lendemain d’une bataille perdue, va remettre en question certains des préceptes  qui régissent la vie de tout samouraï : fidélité à une école et à un seigneur, suicide sur ordre ou suite à une défaite, … Il va fuir, devenir un ronin, et sera poursuivi durant plusieurs années, jusqu’à un affrontement final au sein même de de la ville de Kyoto, à l’époque capitale du Japon.

    J’avoue avoir eu beaucoup de mal à entrer dans le récit, que j’ai trouvé peu clair, pas assez précis ; à tel point qu’il m’a fallu plusieurs pages pour comprendre qu’il s’agissait du 2eme tome des aventures du samouraï. De mon point de vue, et même si l’auteur s’adresse probablement en priorité à ceux qui ont lui le premier tome, il aurait dû prendre un peu de temps pour replacer l’histoire de son personnage principal. Cela aurait rendu plus  compréhensible son comportement et son cheminement, qui m’a semblé par moment très erratique.

    Je me suis finalement beaucoup plus intéressée aux personnages secondaires, qui m’ont parus bien plus profonds : le métis rejeté et méprisé malgré son implication et sa loyauté ; l’intendant en charge de la ville,  plein de doutes sur l’intérêt de sa mission ; le samouraï arrogant et brutal, trop sûr de lui et de ses capacités ; le vieux maitre d’armes qui a voué sa vie entière à la Voie. Eux permettent d’entrevoir le mode de pensée de ces guerriers, leur manière de de vivre et voir le monde. Un monde fait de règles multiples, à ne jamais remettre en cause.

     Les combats notamment sont extrêmement ritualisés, avec des techniques et des gestes immuables, propres à chaque maison semble-t-il. Ils sont décrits avec énormément de précision par l’auteur (trop peut-être à mon gout), avec leurs différences entre écoles, leur violence extrême aussi (lecteurs sensibles s’abstenir !). Le style de l’auteur est vraiment au service de ces descriptions, et de celles des villages, des paysages, et de la ville de Kyoto, dans lesquels on a le sentiment de se retrouver, tellement elles sont réussies.

    Il y a donc du pour et du contre dans ce livre : d’un côté un personnage principal auquel je n’ai pas réussi à m’attacher, des scènes de combat omniprésentes (que j’ai trouvées répétitives), l’absence aussi de personnages féminins forts et positifs. De l’autre des personnages secondaires qui proposent une vraie profondeur et une vraie diversité,  et une immersion très réussie dans le Japon de l’époque. A vous donc de vous décider, en fonction de ce que vous attendez de votre lecture !

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